Le 28 juin dernier, le tribunal de Nantes (44) a condamné le maître de Doumia, une jeune golden retriever, à 4 mois de prison avec sursis, à verser 2 400 € de dommages et intérêts à la SPA et autres associations qui s'étaient constituées partie civile. Cette condamnation est assortie d'une interdiction de détenir un animal domestique pendant quinze ans.
Cette chienne avait été retirée en janvier 2010 par le refuge local alerté par le voisinage qui, chaque jour, entendait les hurlements de douleur de la chienne. Lors de son retrait, elle ne pouvait pas tenir sur ses pattes, sa patte gauche avait doublé de volume, elle dormait sur un tapis imbibé d'urine ; elle ne sortait jamais et devait faire ses besoins sur le balcon.
Un état de maigreur inacceptable et d'importantes lésions ont été constatés par les vétérinaires : fracture de la mandibule gauche, fracture du radius et de l'ulna gauches d'origine traumatique, de multiples fractures du bassin, de nombreuses lésions cutanées de brûlures sur le thorax et l'abdomen ainsi qu'une forte distension de la peau au niveau de l'encolure avec présence d'œdème ou d'hématomes sous cutané.
La chienne a récupéré des forces mais elle gardera des séquelles à vie et notamment l'impossibilité de rester sur ses quatre pattes très longtemps.
En novembre 2009, le délégué enquêteur de la SPA intervient pour un chien maltraité dans un mas en périphérie de Perpignan. En définitive, la SPA retirera 42 chiens dans un état déplorable, amaigris et dévorés par la gale, puis 15 chats dans un état aussi pitoyable.
Notre délégation de Perpignan s'est rapidement tournée vers les autres refuges permettant ainsi de répartir ces chiens qui nécessitaient une vigilance et des soins assez conséquents : nos refuges de Port la Nouvelle, de Millau, d'Aix, de Flayosc, de Cabourg, de Metz, ont immédiatement fait preuve de solidarité et les chiens, ont ainsi pu être accueillis et soignés.
La SPA a bien évidemment déposé plainte à l'encontre de la propriétaire, pour actes de cruauté. Depuis, la majorité des animaux, âgés de 3 ans, ressemblent enfin à des chiens ; ils ont dû toutefois être sociabilisés afin d'envisager leur adoption !
Ce dossier avait été traité en mai dernier et ce 13 septembre 2010, le tribunal de Perpignan vient de rendre son verdict : il condamne la propriétaire, Madame Pallas, gynécologue de profession, à verser 7 924.54 €. Cette condamnation est également assortie de 42 amendes (une par chien) de 50 €, soit 2 100 €. Le tribunal a confié définitivement les animaux à la SPA.
Les membres de notre délégation de Perpignan, présents lors de l'audience témoignaient auprès des quotidiens, Le Midi Libre et l'Indépendant, de leur satisfaction face à ce jugement « On commence à prendre en compte la souffrance des animaux, peut-être y a-t-il un effet Mambo dans la prise de conscience qui s'effectue. En tout cas, la justice a fait son travail. »