
Ferdinand Marcos, ex-président des Philippines, avait décidé, dans les années 1970, de créer une réserve africaine sur une île à l'Ouest du pays. Résultat : girafes, zèbres et antilopes ont été importés pour répondre à sa volonté. 35 ans plus tard, le bilan est catastrophique.
L'argument utilisé par le Président était la sauvegarde d'espèces en voie d'extinction. C'est l'île de Calauit qui a été retenue pour recevoir les animaux « commandés ». Les habitants ont dû quitter leurs terres et les forêts de bambous ont été supprimées pour permettre à de hautes herbes de pousser et de rappeler aux pensionnaires leur habitat d'origine.
35 ans plus tard, une centaine de mammifères survivent dans cet endroit inadapté à leur mode de vie. Tony Parkinson, qui s'occupait des transferts pour des zoos depuis l'Afrique et notamment celui vers les Philippines, affirme qu'aucun des animaux importés n'était en danger. Il ajoute : « Nous ne les aurions jamais mis sur cette île s'ils avaient réellement été menacés d'extinction ! ». Trois espèces d'antilopes ont déjà disparu de la réserve d'après le gérant Froilan Sariego. Les animaux souffrent également de consanguinité puisqu'aucun nouveau spécimen n'a été introduit pour renouveler le patrimoine génétique.
Autres facteurs qui participent au déclin du parc : la diminution de l'effectif du personnel (de 300 à 34 seulement !) et le retour des habitants en 1986 après la chute de Ferdinand Marcos. Ces derniers chassent les animaux pour leur viande ou protéger leurs cultures.
Plusieurs solutions ont été évoquées. Un éventuel accord entre les habitants et le gouvernement pourrait être envisagé pour définir une cohabitation pacifique. Pour lutter contre la consanguinité, de nouveaux individus pourraient être acheminés vers la réserve, action contre laquelle s'opposent les Associations de protection de la nature. Le porte-parole de l'Union internationale de conservation de la nature (UICN), Michael Dougherty, explique que cette seconde solution va totalement à l'encontre des principes de l'Association sur le sujet des espèces invasives.
Etre protecteur d'animaux sauvages ne s'invente pas. Plusieurs points doivent être abordés tels que les moyens à long terme et la prise en compte des besoins physiologiques des futurs pensionnaires pour éviter tout manquement à leur bien-être.
La SPA encourage chacun(e) à observer les espèces sauvages dans leur milieu naturel pour éviter tout traumatisme, lié notamment au transport et au changement d'environnement.
Source : dépêche AFP - Novembre 2011
Photo prise sur le site Hôtels Philippines

Le 18 octobre dernier, à Zanesville (Ohio), le propriétaire d'une réserve privée s'est donné la mort après avoir ouvert les cages d'une cinquantaine d'animaux qu'il détenait. Lâchés dans un environnement inconnu, ils ont semé une véritable panique.
Le propriétaire avait déjà été rappelé à l'ordre pour divagation d'animaux sauvages avec l'obligation de régler plusieurs amendes.
Résultat de cette irresponsabilité : l'abattage de 50 animaux. Seuls 6 d'entre eux ont été capturés vivants... Sur la liste des victimes figurent des lions et des lionnes, des pumas, des loups, des ours et 18 tigres du Bengale (espère rare) ! Il faut savoir que ces tigres ne seraient plus, aujourd'hui, que 3 200 alors qu'au début du 20ème siècle, ils étaient encore 100 000 !
Depuis de nombreuses années, des Associations de Protection Animale se battent pour une réglementation plus stricte concernant la détention d'animaux sauvages aux Etats-Unis. Plusieurs Etats, dont l'Ohio et le Nevada, ont une absence quasi-totale de lois sur le sujet.
Comment un homme a-t-il pu importer de grands félins comme le tigre et le lion, espèces carnivores ayant des besoins bien particuliers ? Quel en est l'intérêt ? Le mieux reste de voyager pour les observer dans leur milieu naturel. Si une personne a assez de moyens pour acheter ces bêtes-là, elle peut forcément s'offrir un aller/retour en Afrique, par exemple.
De plus, comment un individu qui a fait de la prison, pour possession illégale d'armes, peut-il quand même détenir des animaux sauvages aussi dangereux et en aussi grand nombre ?
Rappel : environ 5 000 lions seraient détenus aux Etats-Unis dont 95% chez des particuliers... Des chiffres plus qu'alarmants. D'après WWF, « en Ohio et dans 7 autres Etats, on peut acheter un tigre sans aucune accréditation, ni permis ».
Cette situation critique est intolérable ! La SPA déplore autant de laxisme chez les autorités locales. En plus du massacre animal, des habitants auraient pu figurer sur la longue liste des victimes.
Photo prise sur le site Internet de Be
Source : dépêches AFP - octobre 2011
En Afrique de l'Est, le lac Natron est l'unique endroit de nidification pour les flamants roses nains. Cependant, ce havre de paix est aujourd'hui menacé par le projet de construction d'une usine à carbonate de soude.
Le nom de cette étendue d'eau salée vient de l'appellation d'un minéral, le natron, dont l'un des composants est le carbonate de soude, présent en grande quantité dans le lac. C'est pourquoi, le président tanzanien, Jakaya Kikwete, a décidé d'exploiter cette richesse pour développer l'économie de son pays. Cette réserve est une véritable mine d'or et pourrait placer la Tanzanie au rang de premier producteur mondial de ce composant, utilisé, entre autres, comme adoucisseur dans les lessives.
La population des flamants nains peut atteindre 2,5 millions d'individus sur la zone du lac. La nourriture y est abondante et l'emplacement est isolé. Ce sont donc des conditions idéales pour la reproduction de ces oiseaux.
Les écologistes se sont fermement opposés à la décision d'implanter à cet endroit précis une usine. Le gouvernement a accepté de la déplacer à quelques dizaines de kilomètres du lac, mais ce n'est pas suffisant. Selon les défenseurs de la nature, les canalisations suffiraient à perturber la nidification des flamants nains. L'activité humaine, qui s'y déploierait, ne permettrait pas à ces animaux de se sentir en sécurité.
Pour la Société Britannique de Protection des Oiseaux (RSPB), il suffirait de peu pour que la colonie entière abandonne ses nids. De plus, ces oiseaux ne se reproduisent que tous les 5/6 ans.
La situation est délicate car il faut trouver un moyen de satisfaire, à la fois, la population, qui voit dans ce projet la création de nouveaux emplois, et les défenseurs de la Protection Animale pour lesquels, l'avancement de l'homme fait reculer la nature... Mais ce qu'il faut absolument comprendre, c'est que notre environnement (faune et flore) est indispensable à notre survie. Cet ensemble d'écosystèmes disparaît petit à petit jusqu'au jour où nous n'aurons plus rien...
Photo prise sur le site Internet de l'Internaute
Source : dépêche AFP - Octobre 2011
Informations prise sur le lien suivant hydroland.pagesperso-orange.fr

La période de la mousson est arrivée sur le continent asiatique. La Thaïlande, Bangkok en particulier, subit d'importantes inondations. Le bilan est dramatique : plus de 300 morts et les animaux domestiques sont laissés sur place.
Les villages touchés sont désertés par leurs habitants et un triste constat est fait. Ces derniers ont pour ordre d'abandonner leurs animaux. Les plus gros gabarits comme les vaches sont retrouvées sur les grands axes routiers. Les chiens et les chats, plutôt maigres, ont visiblement très peu de chances de s'en sortir. Certains se réfugient sur des ruines de temples ou encore des voitures. Mais pour changer d'abri, ils se jettent à l'eau. Malheureusement, les courants sont forts et les emportent. Ce sont alors des centaines de corps qui dérivent.
Ainsi, plusieurs Associations de Protection Animale se sont mobilisées pour secourir tous ces animaux, comme la Fondation « Wildlife Friend Fundation of Thailand » (WFFT), située à 150 km de Bangkok. Leur objectif est de récupérer le plus de bêtes possible et de les placer dans des camps aménagés spécialement pour eux. Les inondations se termineraient d'ici 5 à 8 semaines...
WFFT a plusieurs missions. Tout d'abord, elle recueille les animaux sauvages, maltraités ou abandonnés. Ils sont ensuite pris en charge et hébergés dans un sanctuaire proche de leur milieu naturel. L'éducation de la population consiste, quant à elle, à sensibiliser le public, notamment les enfants, au respect de l'animal. La conservation de la faune et de la flore est également un point important pour la Fondation. Elle consiste à informer la population locale, les touristes et la communauté internationale pour que la biodiversité du pays soit reconnue et appréciée à sa juste valeur. Enfin, la WFFT s'attèle à réintroduire dans la nature certains de ses pensionnaires.
La SPA remercie Mme Chausse qui nous a communiqué des informations sur la situation actuelle de la Thaïlande.
Informations prises sur le site officiel de WFFT
Photo prise sur le site de l'Express

Suite à une forte indignation sur Internet, une tradition vieille de plus de 600 ans a été supprimée dans l'est de la Chine ! Elle consistait à écorcher et à manger des chiens dans la rue...
L'événement avait lieu dans les rues de Qianxi, dans la province de Zhejiang, chaque année au mois d'octobre. Ce dernier commémorait une victoire militaire remportée dans la région. Au cours de celle-ci, les chiens étaient tués pour éviter que leurs aboiements alertent l'ennemi, d'après l'agence « Chine nouvelle ».
Cette même agence explique que « l'ancienne foire a été remplacée dans les années 1980 par une foire commerciale moderne, mais que la consommation de viande de chien a été maintenue en tant que tradition ».
Cependant, depuis plusieurs années, des commerçants ont commencé à abattre des canidés en public. Leurs motivations ? Montrer que la viande qu'ils proposaient à leurs clients était bien fraîche, mais aussi « convaincre les consommateurs que leur défiance vis-à-vis de la viande congelée ou même contaminée n'était pas fondée », d'après l'AFP.
Ce type de comportements a alors suscité un tel mouvement d'émotions chez les internautes que les réseaux sociaux ont été le relais d'une indignation générale. Ils ont alors demandé à l'administration locale de réagir face à cette pratique barbare.
La SPA félicite à la fois la population chinoise pour sa grande sensibilité et les pouvoirs locaux d'avoir stopper cette horreur.
Photo prise sur le site du Journal du Dimanche
Source : dépêche AFP de septembre 2011

Une grande campagne anglaise a été menée pour dénoncer les mauvais traitements infligés aux animaux sauvages dans les cirques. En tout, 800 000 sympathisants se sont réunis pour cette cause que la SPA soutient. Résultat : une première avancée politique ?
Suite à ce gros coup de pression, les députés britanniques "ont approuvé jeudi 23 juin une motion appelant le gouvernement à interdire les animaux sauvages dans les cirques (...)". Cette dernière "demande une réglementation interdisant les animaux sauvages dans les cirques à partir de juillet 2012 (...)".
C'est une grande avancée pour les défenseurs des animaux, mais il y a un hic... En effet, le gouvernement britannique a, depuis, précisé qu'il n'y aurait pas d'interdiction pure et simple. Cependant, il serait beaucoup plus difficile pour un cirque avec des animaux sauvages d'obtenir une licence d'exploitation.
Toutes ces informations sont pour le moins contradictoires. Alors, qu'adviendra-t-il vraiment de ces pauvres bêtes utilisées pour le simple plaisir du public ? Malgré un sursaut d'énergie et de volonté en faveur de la Protection Animale, le gouvernement britannique n'est visiblement pas encore prêt pour un réel changement.
Pour le bien-être de ces animaux, il faudrait justement les laisser là où ils devraient être, c'est-à-dire, dans leur milieu naturel.
La SPA lutte contre les cirques avec animaux sauvages !
Crédit photo : Massacre Animal
Source : AFP, Juin 2011

La peste porcine est une maladie virale et contagieuse. Elle touche les suidés dont le porc domestique et le sanglier. Le virus résiste au froid et à la congélation, mais aussi à certains traitements de la viande et en partie à une chaleur moyenne. Comment se transmet-elle ? Par contact direct (ingestion, sécrétions, excréments, sang, contact entre animaux, etc.) ou par contact indirect (locaux ou lieux contaminés, par exemple). Il faut savoir que cette maladie n'est pas une zoonose, c'est-à-dire non transmissible à l'homme.
La peste porcine a atteint la Russie il y a quelques années faisant de nombreuses victimes. Pour éliminer cette maladie, il n'y a, pour le moment, pas d'autre moyen que l'abattage des animaux infectés. Ils sont ensuite incinérés pour la plupart. Un contrôle très strict des déplacements des bêtes est également mis en place pour limiter au maximum la propagation de la peste porcine. Il en existe deux sortes : la peste porcine classique et la peste porcine africaine (un foyer a été détecté à St-Pétersbourg en janvier 2011).
Dans une ferme non loin de Dzerjinsk, ville russe située dans la région de Nijni-Novgorod (Volga), des chevaux ont dû être abattus dans le cadre de la lutte contre cette maladie contagieuse et mortelle pour les porcs. « Les vétérinaires m'ont dit qu'ils devaient tuer mes chevaux (...) », explique le propriétaire de la ferme.
La télévision NTV a repris cette histoire et diffusé un reportage. Vétérinaires et policiers étaient sur place. Les premiers ont injecté une dose insuffisante de somnifère mortel aux animaux. Cette grave erreur a eu pour conséquence l'immolation des chevaux encore conscients. Selon une habitante, les équidés se cabraient dans les flammes. Imaginez la douleur atroce qu'ils ont dû ressentir... Des femmes et des enfants, présents sur les lieux, ont été extrêmement choqués par l'horrible scène.
Résultat, le propriétaire a porté plainte. Face à cette « attaque », les vétérinaires ont riposté en citant « le décret du gouverneur de la région Valéri Chantsev ordonnant de tuer les animaux des exploitations agricoles touchées par la peste porcine et de les brûler sur place », indique l'AFP.
Cette affaire révèle une maltraitance animale involontaire avec faute professionnelle grave.
L'Association rappelle que l'animal est un être sensible qui doit être traité avec respect.
Site officiel de la FAO (organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'agriculture)
Plus d'infos sur l'Organisation mondiale de la santé animale
Photo prise sur le site Le nouvelliste
Source AFP - 26/02/2011 - Moscou (Russie)

Tout le monde se souvient de la grande marée noire qui a eu lieu en avril 2010. En l'espace de trois mois, plus de 4 millions de barils de pétrole s'étaient déversés dans le golfe du Mexique. Cet énorme accident a provoqué un véritable désastre écologique.
Au cours de deux semaines de février, 17 bébés dauphins ont été retrouvés échoués sur les côtes de l'Alabama et du Mississipi polluées par le pétrole. Est-ce une simple coïncidence ? « La moyenne est de un à deux par mois. Cette année, nous en avons 17 en février et ce n'est pas encore fini », explique Moby Solangi, Directeur de l'Insitute for Marine Mammal Studies (Mississipi, Sud).
« Pour une raison inconnue, (les femelles) ont commencé à avorter (...) ou (les bébés) étaient morts avant d'être nés », ajoute-t-il. Deux nécropsies sont prévues pour lundi 28 février. Les résultats pourront définir les causes de ces petits mammifères marins.
Aucune conclusion hâtive ne doit être prise, mais Moby Solangi émet l'hypothèse de la marée noire. « Ceci est plus que juste une coïncidence ». En effet, en 2010 le nombre de décès chez les dauphins a tout simplement triplé par rapport aux années précédentes passant d'environ 30 à 89 !
La SPA lutte tous les jours pour la protection animale. Les dauphins sont un maillon indispensable dans notre écosystème et toute atteinte à leur environnement peut entraîner de graves conséquences.
Affaire à suivre ...
The Insitute for Marine Mammal Studies
Source AFP - 23/02/2011 - Gulfport (Etats-Unis)

Le lamantin d'Afrique de l'Ouest, aussi appelé "vache marine", est une espèce menacée de disparition. C'est un herbivore qui mange beaucoup et est considéré comme un animal nuisible. Cet étrange mammifère, de l'ordre des siréniens, est victime de la chasse et de la destruction de son habitat. Il vit dans les estuaires et les rivières où le niveau de l'eau est relativement bas. Il est chassé pour sa viande ou parce qu'il représente une menace pour les pêcheurs et les cultivateurs de riz.
La Sierra Leone souhaite que de nouvelles lois pour la protection de la "jolie sirène", espèce emblématique, soient établies. En effet, environ 350 individus ont été tués entre 2007 et 2010. Lors d'une conférence à Freetown (Afrique de l'Ouest), Soccoh Kabia, Ministre des Ressources Maritimes et de la Pêche, a été clair dans son discours : "Il faut mettre fin à la chasse massive et au massacre dont sont victimes les lamantins, malgré les lois nationales de protection et de conservation".
Quant à Linnette John, de l'ONG Wetlands International, elle affirme que "plusieurs enquêtes ont montré que le taux de mortalité du lamantin est élevé, alors que son potentiel de reproduction est bas avec une naissance tous les deux ans".
Pourquoi le lamantin est-il important ?
Certaines informations ont été recueillies auprès de l'Association Wetlands International.
Plus d'infos sur Wetlands International
Tous les combats de la SPA !
Photo prise sur Animal Corner
Source : AFP - 08/02/2011 - Freetown (Sierra Leone, Afrique)

L'hippothérapie est une méthode proposant au patient un contact avec le cheval pour atténuer les effets de son handicap. Cela permet à la personne de se reposer, de sentir qu'il est possible d'aller où bon lui semble, d'avoir un certain pouvoir sur cet animal plutôt imposant. « L'hippothérapie améliore la tonicité des muscles, l'équilibre, la position du corps, la coordination, le développement moteur ainsi que le bien-être émotionnel », explique l'Association américaine d'hippothérapie. De plus, le mouvement du cheval est un outil très important dans l'évolution positive du patient. Cette technique s'est d'abord développée en Allemagne et au Danemark après la seconde guerre mondiale. Elle s'est ensuite diffusée en Europe, aux Etats-Unis et au Canada. Elle commence, maintenant, à s'étendre au Mexique.
Guadalupe Pena, psychologue, a été victime il y a 7 ans d'un accident cérébral qui l'a paralysée. Une thérapie par l'équitation l'a énormément aidée à remonter la pente. Elle décide alors d'apporter son aide aux personnes handicapées et c'est au ranch La Hera, créé par ses arrière-grands-parents, que Guadalupe reçoit ses patients allant de l'enfant très handicapé à la personne âgée atteinte d'arthrite. « Nous avons vécu entourés de chevaux toute notre vie, alors c'était l'occasion de les mettre à contribution », affirme-t-elle.
De nombreux parents viennent consulter Guadalupe, devenue la dernière chance de ces patients. Certains enfants sont atteints de paralysie, de cancers avancés ou de lésions de la moelle épinière. Elle prend l'exemple d'une petite fille qu'elle a suivie, Citlalli Lopez, âgée de six ans. L'enfant a subi de nombreuses opérations suite à une intervention sur une tumeur maligne au cerveau. Au début, la fillette était tendue et a pu, petit à petit, se décontracter. La mère constate les bienfaits de cette thérapie sur sa fille.
En France, il existe des structures proposant l'hippothérapie comme méthode complémentaire. Vous trouverez une liste de ces associations situées dans plusieurs régions de France comme la Bourgogne, la Lorraine, l'Ile-de-France ou encore les Pyrénées Orientales.
La SPA félicite ces établissements qui, par le biais du cheval, apportent un réel bien-être à leurs patients handicapés.
Plus d'infos sur l'hippothérapie
Photo prise sur le site d'Handi Cheval
Source AFP - 03/02/2011 - Mexico (Mexique)

Lors des Jeux Olympiques d'hiver à Vancouver, le tourisme a fortement augmenté. Deux sociétés, Outdoor Adventures et Howling Dogs, ont alors proposé à leurs clients des promenades en traîneaux. Evidemment, cette activité est très appréciée des touristes. Les chiens se rendaient donc très utiles et rapportaient de l'argent aux entreprises. Tout se passait pour le mieux, mais... après la fin des Jeux Olympiques, les chiens ne servaient plus. Le tourisme avait de nouveau chuté.
Comment se débarrasser des huskys ? Une euthanasie chez le vétérinaire ? Non, puisque ce dernier refuserait catégoriquement, à juste titre, de tuer un animal en bonne santé. De plus, au Canada, une euthanasie coûte environ 100 dollars canadiens (autant de dollars américains). Cette piste est écartée. Les bourreaux ont donc ordonné l'abattage pur et simple de leurs « fidèles travailleurs ».
C'est un ouvrier qui a mis la « main à la pâte ». A l'aide d'un fusil et d'un couteau, il a éliminé les chiens. Quelques témoignages disent que certains d'entre eux, seulement blessés, auraient pu sortir de la fausse commune. Comment imaginer une chose pareille ? Comment penser que des êtres humains aient eu l'idée absurde de massacrer leurs propres compagnons pour cause d'inutilité ?
Une enquête a été ouverte le 31 janvier 2011. Le sergent Steve LeClair précise à l'AFP que la police collabore avec la Société pour la Prévention de la Cruauté contre les Animaux (SPCA). Les médias se sont penchés sur cette affaire notamment la radio CKNW. Cette dernière précise que l'entreprise Outdoor Adventures ne nie pas les faits, bien au contraire. Elle corrige même le nombre d'animaux tués passant de 70 à 100 !
« Selon la loi canadienne, une personne qui tue ou blesse un animal risque une peine maximale de cinq ans de prison », d'après l'AFP.
La SPA lutte quotidiennement contre la souffrance infligée à nos amis les bêtes. Il est tout à fait inadmissible qu'un tel comportement existe, qu'une ou plusieurs personne(s) aient eu l'idée de commettre un acte aussi horrible ! La cause de l'extermination brutale de ces chiens husky repose sur le fait qu'ils n'étaient plus utiles. Pourquoi ne pas les avoir proposés à l'adoption ?
L'Association espère que la justice canadienne aura un jugement exemplaire dans cette affaire et que ces bourreaux seront punis à la hauteur de leur crime odieux.
Plus d'infos sur la SPCA
Source : AFP - 31/01/2011 - Vancouver (Canada)


La technique du baguage est utilisée en ornithologie. Le principe est de marquer un individu ou un groupe entier pour suivre son évolution. Ainsi, les scientifiques peuvent recueillir des données importantes sur son habitude alimentaire, ses déplacements, etc. Concernant le manchot, c'est un indicateur de l'état de santé des écosystèmes marins. Il permet aussi de mieux appréhender l'impact du changement climatique sur la biodiversité.
Oui, mais... « Baguer les ailerons des manchots minimise leur forme physique et biaise les données sur le climat », affirme en couverture la revue scientifique britannique Nature. Ces conclusions ont été faites suite à une étude franco-norvégienne qui a étudié cent manchots sur l'Ile de la Possession, dans les Terres Australes, pendant 10 ans.
En effet, les individus bagués ont un taux de survie de 16 % inférieur aux manchots non bagués. De plus, leur succès reproducteur diminue de 39%. La bague posée sur l'aileron de l'animal entraîne une gêne hydrodynamique et une augmentation de fatigue pour nager. Par exemple, les individus bagués prennent du retard par rapport à la reproduction et arrivent jusqu'à deux semaines après les autres, selon Claire Saraux, premier auteur de l'étude citée. Ce qui réduit considérablement leur chance de trouver une bonne place dans la colonie et accroître l'espérance de vie du petit à naître. De plus, lors des sorties en mer d'un adulte pour s'alimenter et rapporter de la nourriture à son poussin, un manchot marqué met plus de temps pour revenir.
Ainsi, « au bout d'une décennie, ces derniers ont engendré et amené jusqu'à l'âge de l'indépendance alimentaire 39% de poussins en moins que les non bagués », explique l'AFP.
Lors d'un congrès en 2004/2005, Yvon Le Mayo, chercheur CNRS à l'Institut pluridisciplinaire Hubert Curien et membre de l'Académie des Sciences, avait présenté les premiers résultats et s'était heurté à plusieurs oppositions. C'est pourquoi cette année, il s'attend à ce que la conclusion de l'étude provoque une « controverse très dure ».
Pour en savoir plus sur les Manchots, cliquez ici !
Copyright photo Manchot_Bague : © Benoît Gineste, sur le site du CNRS
Photo Manchots_Colonnie prise sur Google

En juillet 2009, l'Union Européenne a imposé un embargo unilatéral sur les produits provenant de la chasse des phoques. Les défenseurs des animaux avaient mis une grosse pression en dénonçant la cruauté des chasseurs.
Les animaux sont assommés à coups de massue. Une fois étourdis, ils sont dépecés sur place. Certains sont encore conscients et ressentent alors une atroce souffrance. Ces actes barbares sont souvent réalisés devant d'autres individus, eux-mêmes destinés au marché de la pêche. Les mères sont parfois présentes et malheureusement impuissantes face à ces attaques humaines. Elles peuvent rester plusieurs jours auprès du cadavre de leur petit, espérant peut-être qu'il vive encore.
Prenons l'exemple du Canada qui compte quelques 6 000 habitants vivant de cette activité. Avant l'embargo, les revenus s'élevaient à 10 millions de dollars par an. 25% du total étaient générés par les seules ventes en Europe, d'après le gouvernement canadien. Ainsi, depuis le blocage du marché des produits dérivés de la chasse des phoques, le Canada a subi des pertes non négligeables. Le pays a réfléchi à un moyen de redonner un second élan à ses ventes et il l'a trouvé : la Chine...
En effet, "Ottawa et Pékin ont conclu une "entente bilatérale" (...) qui va permettre d'exporter en Chine des produits comestibles du phoque tels que la viande et l'huile", a déclaré Gail Shea, Ministre des Pêches du Canada. Jeudi dernier, l'entente devait "être paraphée lors d'une cérémonie officielle", ajoute-t-elle. Ainsi, l'accord stipulerait que le Canada deviendrait le "seul pays autorisé à exporter des produits comestibles de phoques en Chine".
Il faut savoir que la Chine représente le 3ème marché d'exportation de produits halieutiques (qui concerne la pêche) du Canada.
En réponse à cet accord, de nombreuses associations de protection animale ont d'ores et déjà protestés de façon officielle. Lu Di, Directeur de l'Association chinoise de protection des petits animaux s'indigne dans un message communiqué à l'AFP : "Il est insultant de la part du Canada de vendre ces produits en Chine".
Vidéo "Chasse de bébés phoques au Canada"
(Attention, les images peuvent heurter la sensibilité de certaines personnes)
Photo prise sur Google
Source : AFP - 13/01/2011 - Pékin (Chine)

« 73 millions de requins sont tués chaque année, dont le cours peut atteindre 100 $ américains le kilo, au marché noir », selon l'association écologique Pew. Ces animaux sont tués pour leurs ailerons, produits très demandés par les asiatiques qui raffolent d'une soupe à base d'ailerons de requin.
L'un des plus grands poissons prédateurs est mutilé pour ensuite être rejeté à l'eau sans aucune chance de survie. Généralement, il meurt asphyxié ou bien dévoré par ses congénères. Sombre constat quand on connaît le rôle important que le requin joue dans la chaîne alimentaire, fortement perturbée par la baisse de sa population.
Cependant, des défenseurs de la cause animale se battent bec et ongles pour sauvegarder notre patrimoine vivant. C'est le cas de Dermot Keane qui, à partir de la fin des années 1990, a décidé de s'engager dans la lutte pour la protection de la faune. Cet homme, qui vit et travaille dans un club de plongée à Palau, est à l'origine de la création d'un sanctuairepour les requins dans ce petit archipel du Pacifique. Il est plutôt bien placé pour observer le comportement de ce grand prédateur et sa disparition progressive.
Dermot Keane parle de ses débuts de défenseur des requins : « C'était vraiment des images sanguinolentes que je montrais pour expliquer aux gens ce qui se passait ». Il faut savoir que cet animal marin est considéré comme un « mangeur d'hommes » et représente une concurrence non négligeable vis-à-vis des pêcheurs. D'abord réfractaire, la population locale a finalement décidé de soutenir son projet car profondément touchée par la misère de ces animaux mutilés.
Créé en septembre 2009, ce sanctuaire mondial est une première en son genre. « Dans toute sa zone économique, soit 630 000 kilomètres, leur pêche est interdite », d'après l'AFP. Le protecteur des requins raconte : « La première fois que je suis venu à Palau, il y avait 50 ou 60 bateaux dans la zone avec des ailerons qui pendaient à leur gréement ». Mais ses efforts ont porté leurs fruits et la pêche illégale a reculé dans ce coin de paradis qui recèle pas moins de 130 espèces différentes ! En effet, depuis plus d'un an, les autorités affirment qu'aucun bateau n'a été arraisonné avec des ailerons de requin.
C'est pourquoi nous mettons un point d'honneur sur le travail de Dermot Keane se battant sans relâche pour sauvegarder le requin, espèce en voie de disparition !
Source AFP - 06/01/2011 - Koror (Les Palaos)

Les associations de protection animale pointent souvent du doigt les parcs zoologiques chinois. En effet, certains établissements sont mal gérés, les animaux sont tourmentés pour le plaisir du public. De plus, ce dernier peut nourrir les grands carnivores à l'aide d'animaux vivants. Enfin, pour terminer de peindre ce triste tableau, les bébés tigres ont les canines arrachées dans le seul but de pouvoir être photographiés avec les enfants et tenus dans les bras. Des comportements tout à fait inacceptables et odieux.
Ainsi, le gouvernement chinois a mandaté des inspections menées par six équipes. Ces dernières travaillent d'arrache-pied et ont visité, depuis octobre dernier, 500 sites !
Verdict : sept établissements voient leur permis d'exploitation retiré et une cinquantaine d'autres parcs animaliers sont dans l'obligation de prendre des mesures précises pour contrer l'abus à l'encontre des animaux.
Les enquêteurs ont fait de surprenantes découvertes : « ventes illégales d'animaux ou de produits issus d'espèces protégées » et faible sécurité du public, des visiteurs ayant été blessés par des animaux. Yin Hong, Vice-directeur de l'Administration d'état des forêts, déclare que « la sécurité d'espèces en voie d'extinction et celle du public sont menacées en raison de la mauvaise gestion » de certains parcs zoologiques.
Une première loi pour la protection animale a été rédigée dans ce pays en 2009, un premier pas pour ces animaux. Cependant, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir...
Les animaux des zoos chinois : conditions de vie abominables montrées en vidéo par One Voice
Rédaction de la première loi chinoise sur IFAW (Fonds International pour la protection des animaux)
Infos et photo prises sur le site de One Voice
- Source AFP - 29/12/2010 - Pékin (Chine)

A Erevan, capitale de l'Arménie, le premier delphinarium du pays a été inauguré le 24 décembre 2010. Des dizaines de défenseurs des animaux se sont réunis près de l'établissement pour communiquer leur mécontentement. Ce sont plusieurs associations écologistes et de défense des animaux qui ont lancé l'appel au rassemblement. Les manifestants voulaient dénoncer les conditions de vie des mammifères marins en captivité.
L'une des banderoles interpellait vigoureusement : « N'utilisez pas les dauphins pour vous divertir ! »
Rouben Kotcharian, Directeur de Fonds arménien de la protection de la nature, s'exprime : « En été, il fait trop chaud et en hiver, il fait trop froid. C'est malsain pour les dauphins et autres mammifères marins ». Face à cette opposition, Dmitri Ourivski, le dresseur de dauphins du delphinarium, s'étonne : « Je ne comprends pas cette protestation. Nous offrons aux enfants la possibilité de communiquer avec ces beaux animaux ». Beaux certes, mais malheureux...
Il serait sûrement plus judicieux de faire découvrir ces animaux dans leur milieu naturel par l'intermédiaire de vétérinaires et spécialistes luttant pour la protection animale : promenades éducatives en mer, balades sur les plages en expliquant les conséquences des captures intensives sur la population des mammifères marins tant convoités. Les dauphins, comme tout animal sauvage, ne sont pas faits pour vivre en captivité. Ils y développent des dépressions et il arrive que certains se laissent mourir en bloquant leur unique narine située sur le haut arrière de leur tête.
Comment un dauphin est-il capturé ? Il arrive que les propriétaires de delphinariums soient présents lors de la capture pour ensuite sélectionner l'animal avec lequel il repartira. Les « pêcheurs de dauphins », en faisant beaucoup de bruit, créent un mur de sons pour regrouper les cétacés. Ensuite, des filets sont placés pour la capture et le remorquage des animaux. Généralement, cela provoque un stress intense, des dauphins meurent ainsi noyés dans les filets et certains sont blessés. Les femelles sont souvent séparées de leurs petits. Enfin, le voyage jusqu'à leur destination finale, le delphinarium, est loin d'être une partie de plaisir. En effet, après le stress de la capture, beaucoup de dauphins meurent car le transport est trop éprouvant !
Cependant, certains pays ont déjà interdit les delphinariums comme le Royaume-Uni.
Infos sur le dauphin :
- Son mode de communication : il émet environ 400 cliquetis par seconde et utilise aussi des sifflements
- Son comportement : il vit en groupe réunissant des individus du même sexe ou bien mâles et femelles avec petits. C'est un animal très joueur, intelligent et pacifique. Il s'accouple principalement au printemps et en été. La gestation dure environ 11 mois et la femelle donne naissance à un seul petit.
- Son alimentation : toutes sortes de poissons. Il peut se nourrir jusqu'à 200 m de profondeur et rester jusqu'à 15 minutes sans remonter à la surface.
« The Cove : la baie de la honte », documentaire
L'association One Voice lutte depuis plusieurs années contre le massacre des dauphins !
Infos prises sur dauphinlibre.be
Source AFP - 24/12/2010 - Erevan (Arménie)

Arrestation de deux Singapouriens par la police kenyane à l'aéroport de Nairobi. Motif : possession de 92 kilos d'ivoire de contrebande ! Les deux personnes allaient embarquer pour la Thaïlande, véritable plaque tournante de ce commerce. La marchandise illégale transite par ce pays avant de prendre la route de la Chine.
Un communiqué du KWS (Kenya Wildlife Service) explique que « la cargaison, conditionnée dans quatre valises, à destination de Bangkok, s'apprêtait à être embarquée dans un vol de Kenya Airways quand elle a été découverte par des agents d'une brigade canine de la KWS accompagnés de chiens renifleurs ».
Des rapports publiés par le KWS indiqueraient une augmentation de 60% du braconnage au Kenya, entre 2007 et 2008. En février 2009, cinq éléphants avaient été retrouvés morts dans le Parc National de Tsavo, les défenses découpées à la hache. Cet événement avait suscité l'inquiétude des pouvoirs publics et des écologistes. L'année dernière, Jonathan Kirui, Directeur Adjoint du Parc National remarquait : « Depuis la vente exceptionnelle d'ivoire des pays d'Afrique australe qui a eu lieu l'an dernier à destination de la Chine et du Japon, nous avons remarqué une augmentation sans précédent des actes de braconnage sur les éléphants dans le parc de Tsavo ». Un retour en flèche du braconnage qui est loin de laisser indifférent !
Quelques chiffres :
Pour plus d'informations :
CITES = Convention de Washington
Infos prises sur Actualités news environnement et Notre planète
Photo prise sur le site de notre-planète.info
Source AFP - 11/12/2010 - Nairobi (Kenya)

TF1 a diffusé samedi 25 décembre 2010, à 13h15, un documentaire de 30 minutes consacré au travail d'une vétérinaire d'Afrique du Sud. Il a été réalisé par Loraine Canayer et Sylvain Lepetit pour le magazine « Reportages ».
Charlotte Moueix est vétérinaire. Jeune Française de 32 ans, elle est l'une des meilleures spécialistes de la faune sauvage. John Bassi, son compagnon est pilote d'hélicoptère. Ils sillonnent dans les airs la zone de Kwaeleloop dans les réserves africaines. Leur but est de soigner et de protéger les animaux sauvages et d'aider les éleveurs. Charlotte lutte également contre le trafic de cornes à destination des pays asiatiques et des Emirats Arabes en aidant bénévolement la police. En effet, les actions des braconniers mettent en péril la survie du rhinocéros. Cette espèce est en voie de disparition et la vétérinaire fait tout son possible pour contrer cette triste situation.
Ainsi, après avoir endormi un spécimen à l'aide d'un fusil et d'un anesthésiant, 10 000 fois plus puissant que la morphine, elle implante soigneusement une puce électronique dans une corne de l'animal. L'objectif étant de « l'identifier et de pouvoir suivre son évolution ». Un autre individu attire l'attention de la jeune femme, mais celui-ci a eu moins de chance. Il a été tué par des braconniers, « une scène malheureusement devenue banale », déplore-t-elle. Les cornes ont été coupées à l'aide d'une tronçonneuse. Depuis le début de l'année, 300 animaux ont été tués pour leurs cornes qui coûtent environ 30 000 euros le kilo ! Ainsi, des troupeaux entiers sont décimés... L'Afrique du Sud concentre plus de 70% de la population mondiale de rhinocéros. Le pays est aussi défini comme étant « l'épicentre du massacre » de l'animal.
Les moyens de braconnage évoluent et c'est un véritable arsenal qui est utilisé pour récolter les cornes : « les organisations criminelles en Afrique du Sud opèrent avec une technologie très avancée. Elles sont très coordonnées. Ce n'est pas le braconnage habituel », explique Joseph Okori, coordinateur chargé des rhinocéros africains au sein de WWF (Fonds mondial pour la nature). Les braconniers utilisent parfois des hélicoptères, des armes silencieuses, des lunettes à infrarouge et des tranquillisants. De quoi s'inquiéter profondément pour la survie d'une espèce qui a commencé à être décimée par la chasse aux 19ème et 20ème siècles ! Prenons un dernier exemple, celui de Melita, un rhinocéros femelle noir âgée de 22 ans. Elle a été retrouvée morte dans la réserve privée de Lewa (Kenya) le 2 décembre dernier. Elle présentait deux blessures par balle provenant d'une Kalachnikov.
« On a envie d'essayer de les sauver parce-que si on ne fait rien, probablement que dans dix ans, le rhinocéros aura disparu en Afrique », explique la vétérinaire.
Pour en savoir plus sur le reportage, rendez-vous sur le site de TF1 - Voir l'extrait vidéo
Tout sur l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature
Source : AFP - 22/12/2010 - Paris, Johannesbourg (Afrique du Sud), Lewa (Kenya)
Copyright : Jo-Anne McArthur : Weanimals.org
Les chiens et les chats errants sont capturés pour leur fourrure, selon les défenseurs des animaux. Certains font double usage et leur viande est consommée dans le sud du pays.
Ainsi, des milliers et des milliers d'articles sont confectionnés à partir de peaux de chats et de chiens, nos fidèles animaux de compagnie, et proposés aux internautes sur un site de vente en ligne chinois taobao.com. Près de 7 millions de Chinois utilisent ce site internet. L'information a été diffusée par le Shanghai Daily. L'Agence France Presse a donc effectué des recherches et s'est aperçu que les pantalons et les chapeaux en fourrure de chiens rencontraient un vif succès. Apparemment, cette fourrure protège bien du froid.
Pour sa défense, un porte-parole d'Alibaba, maison mère de Taobao, affirme : «Ill y a bien de tels produits sur Taobao, mais il y en a au plus une centaine ». Cependant, le problème est bien le fait qu'il y ait tout simplement des articles contenant de la fourrure et de la peau de chat et de chien. Du côté des défenseurs des animaux, un responsable de l'Association chinoise de la défense des petits animaux, Zhai Yining, déclare : « Nous avons des volontaires pour protéger les animaux, mais les contrôles du gouvernement sont insuffisants ».
Après avoir pris connaissance de ces informations, nous vous conseillons d'être prudents dans vos achats de vêtements. Qui sait, cela vous évitera peut-être de porter la peau ou la fourrure d'un chat ou d'un chien capturé et abattu sauvagement.
La SPA poursuit son combat contre le commerce de la fourrure et souhaite la modification du décret 91163 de novembre 1991 portant sur l'étiquetage de la fourrure avec l'obligation de mentionner le nom de l'animal utiliser dans l'article en fourrure et/ou en cuir, le nom scientifique et le nom commercial, le pays de provenance et la méthode d'abattage.
Nous luttons depuis des années contre cette honte sans nom ! Pour en savoir plus, rendez-vous à la rubrique « Combats/Pétitions » !
Retrouvez certaines informations sur Wikipedia
Photo de fourrures chien et chat en Chine
Source : AFP - 21/12/2010 - Shanghai (Chine)

Le foie gras ne se produit pas uniquement en France. Il est de plus en plus présent aux Etats-Unis où des milliers de canards sont gavés chaque semaine comme dans la ferme de la vallée de l'Hudson (à 2h de New York). C'est un commerce très juteux soutenu par les chefs et les gourmets, mais de leur côté, les défenseurs des animaux s'arrachent les cheveux...
« Plus de 300 tonnes par an, cinq fois plus qu'en 1980 : en ajoutant les 130 tonnes produites au Canada, la production nord-américaine grandit (...) », selon l'AFP. Elle reste cependant bien en dessous de la production du géant français avec ses 19 000 tonnes annuelles de foie gras. Il faut savoir qu'aux Etats-Unis, l'importation de ce produit est interdite. Selon certains connaisseurs, les niveaux de stérilisation de conservation sont très élevés et dénaturent le goût.
Cependant, les Etats-Unis ne font pas partie des quinze pays pour lesquels le foie gras est interdit comme en Israël, en Suède et en Grande-Bretagne.
Comment se réalise la « confection » d'un foie gras ? A leur naissance, les canetons et les oisons sont sélectionnés suivant leur sexe. Pour les canards, seuls les mâles sont retenus car, contrairement aux femelles, ils possèdent un foie de meilleure qualité. Les femelles sont généralement jetées dans un entonnoir ou des caisses pour les amener ensuite dans un broyeur. Elles peuvent être aussi gazées. Les animaux commencent à être gavés à partir du 80ème jour après éclosion. Cette action est répétée deux fois par jour pendant environ 10 jours. Les conditions de détention sont généralement inacceptables et le gavage même provoque parfois des lésions internes. Paul Schapiro, Directeur de programme à la « Humane Society » (organisation américaine de protection animale) s'indigne : « On inocule artificiellement à ces canards une maladie appelée la lipidose hépatique et ensuite, on consomme ce foie malade ». Ariane Daguin, pionnière de la distribution de foie gras aux Etats-Unis, se défend en disant que « Le gavage des oies et des canards existe depuis 5 000 ans, les Egyptiens de Toutankhamon le pratiquaient. » et renchérit en disant que « les canards sauvages stockent des calories dans leur foie qui augmente de volume avant la migration et l'œsophage particulier des palmipèdes ne souffrent pas de l'introduction de l'entonnoir ». Cette affirmation laisse plutôt songeur...
Voir deux vidéos qui parlent d'elles-mêmes sur Dailymotion et Youtube
La SPA se bat contre le gavage !
Plus d'infos sur l'association L-214
Le faux foie gras de GAIA
Source : AFP - 9/12/2010 - New-York (Etats-Unis)

Le trafic d'animaux est la 3ème activité illégale la plus lucrative après la vente d'armes et de drogues au Brésil.
« Grâce à ces contrôles, nous avons réduit de 80% le trafic d'animaux exotiques sur ce marché par rapport à l'année dernière », déclare le lieutenant Marcele Figueiredo à la tête du bataillon de la police militaire environnementale de Rio de Janeiro. Cette jeune femme parle du marché de Caxias, situé dans la banlieue de la ville et d'une descente qui s'y est déroulée. Résultat : des trafiquants n'ont pas eu le temps de fuir et ont été arrêtés. Sur la liste des animaux saisis figurent des oiseaux, des tortues, des singes et des reptiles.
Tout d'abord, il faut savoir qu'au Brésil posséder toutes sortes d'animaux est une habitude culturelle. De plus, les animaux vivants dans ce pays sont d'une rare beauté et très nombreux. Cela provoque donc chez les acheteurs potentiels le désir d'en posséder un. Les brésiliens entretiennent déjà à eux seuls une grande partie du trafic. De l'autre côté, environ 40% de ces animaux capturés partent vers l'Europe et l'Amérique du Nord.
Selon les statistiques officielles et la police, le Brésil compte 250 000 animaux victimes de ce trafic par an. Ces derniers sont généralement vendus sur des marchés de fin de semaine comme celui de Caxias. Ce business honteux génère plus d'un milliard de dollars chaque année, d'après l'estimation de Renctas (ONG de lutte contre le trafic animalier). Au Brésil, la chasse et la détention d'animaux « sauvages » sont interdites. Par contre, si l'animal provient d'un élevage autorisé, cela ne pose pas de problème.
Aucune espèce ne passe à travers les griffes acérées des trafiquants. Les oiseaux sont les animaux les plus demandés. Un oiseau commun peut coûter 8 euros. Quant au Grand Ara Bleu, son prix s'envole à 7.000 euros. Et, information qui a de quoi surprendre vivement, plus l'animal est en voie de disparition et plus sa cote augmente !!
Il existe un établissement qui accueille les animaux saisis où ils sont mis en quarantaine. C'est le Centre de Tri d'Animaux Sauvages (Cetas) dépendant du Ministère de l'environnement. Ce sont ainsi près de 8 000 animaux qui arrivent chaque année dans ce centre. Ils sont, la plupart du temps, en mauvais état. Les vétérinaires affirment qu'il y a un réel problème concernant les primates abandonnés après avoir atteint l'âge adulte car trop agressifs. « Ils ne peuvent plus se débrouiller tout seuls et on ne peut plus les relâcher dans la nature ».
En France, la SPA lutte également contre le trafic d'animaux grâce à sa Cellule Anti-Trafic. La dernière saisie a été réalisée en décembre 2010 à Monteux (84) où 154 chiots ont été réquisitionnés. Vous pouvez retrouver les informations de la Cellule Anti-Trafic sur Facebook (mot de recherche : Cellule Anti-trafic SPA) ! N'hésitez pas à y faire un tour.
Site officiel de l'association Renctas (en anglais)
Source : AFP - 29/12/2010 - Rio de Janeiro (Brésil)

Fu Hu (« Tigre heureux ») a 4 mois et est déjà très célèbre en Autriche. Bébé panda géant, il représente une précieuse naissance car cette espèce est très rare et est inscrite à l'Annexe I de la CITES (Convention sur le Commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction). Une cérémonie a été organisée en son honneur pour le baptiser en présence de son parrain, le ministre de l'Economie autrichien, Reinhold Mitterlehner et de l'ambassadeur de Chine Shi Mingde.
Le petit ursidé est le fruit d'une conception naturelle et pèse maintenant 7 kg. Son nom se rapproche beaucoup de celui de son grand frère, Fu Long (« Dragon heureux »), né en 2007. Ce dernier est parti en 2009 dans le centre spécialisé de Bifengxia (province du Sichuan, centre-ouest de la Chine) et représente « le premier panda issu de conception naturelle en Europe ». Les parents de Fu Hu, prêtés par Pékin, vont en principe eux aussi devoir quitter le zoo de Schönbrunn à Vienne en 2013.
En effet, « la Chine reste propriétaire de tous les pandas nés en captivité dans les zoos ». Le principal problème chez les pandas géants c'est leur reproduction. Leur période de chaleurs ne dure que quelques jours par an. Ce qui diminue fortement le nombre des naissances. De plus, il y a 40% de chance que l'animal meurt au cours de la première année de sa vie. En Europe, il n'y a que deux zoos qui accueillent des pandas géants : le zoo de Schönbrunn à Vienne (Autriche) et le zoologisher garten de Berlin (Allemagne).
Le zoologisher garten de Berlin (Allemagne)
Le zoo de San Diego (Etats-Unis)
Le zoo national de Washington (Etats-Unis)
Divers informations prises sur Wikipedia
Source : AFP - 13/12/2010 - Vienne (Autriche)
Photo Agence Reuters
Pour célébrer la Journée Internationale des Droits des Animaux, l'organisation Igualdad Animal a lancé un appel général à tous ses militants. C'est à midi, samedi 11 décembre 2010, qu'ils se sont tous réunis sur la place de la Puerta del Sol, à Madrid. Ils étaient environ 200 à exprimer leur indignation face aux droits bafoués des animaux.
Vêtus d'une chemise noire, les militants portaient chacun le cadavre d'un lapin, d'un poulet ou d'un agneau. Et ce, dans le plus grand silence pendant quelques minutes. D'autres pays étaient présents et exhibaient des cadavres de chats, de poules et de cochons. Où ont-ils trouvé tous ces corps ? « Dans un communiqué, les organisateurs ont expliqué que la plupart des cadavres avaient été récupérés dans des conteneurs aux portes des batteries d'élevage » où les animaux gisaient, morts.
La SPA a également apporté sa pierre à l'édifice pour la Journée Internationale des Droits des Animaux. En effet, le refuge SPA de Tourcoing s'est fait le relais de cette journée et a proposé à ses visiteurs la pétition lors du « Noël des Animaux » organisé les 11 et 12 décembre 2010. L'Association lutte quotidiennement pour que les animaux bénéficient du même respect que les êtres humains.
Lien vers "Les combats de la SPA"
Source : AFP - 11/12/2010 - Madrid (Espagne)

« Combien de vies pour un manteau ? », interpelle le slogan d'une pancarte brandit par une militante. En tout, c'est une cinquantaine de manifestants qui se sont donnés rendez-vous sur la place Sant Jaume, à Barcelone.
Tous couchés sur le sol totalement nus et recouverts de peinture rouge, ils représentaient toutes les dépouilles sanguinolentes d'animaux massacrés pour leur fourrure. C'est AnimaNaturalis, organisation international de défense des animaux, qui organisait cette opération coup de poing. Son porte-parole, Leticia Olivares, explique que « les gens sensibles aux souffrances des animaux voient les vêtements en fourrure comme des actes de cruauté et de douleur, pas comme des objets de luxe. Les animaux ont besoin de leur fourrure, pas nous. »
Il faut savoir qu'en Espagne, les fermes d'élevage d'animaux à fourrure se situent principalement dans le nord. Quant à l'industrie de la fourrure, elle est implantée en Catalogne, région de Barcelone. En proposant cette information à ses internautes, la SPA pointe plus que jamais du doigt le commerce de la fourrure, une honte sans nom faisant subir d'atroces souffrances à des millions d'animaux.
Plus d'infos voir notre rubrique « Combats/Pétitions > Fourrure »
Source : AFP - 05/12/2010 - Barcelone (Espagne)

En sept ans dans le massif volcanique des Virunga, les gorilles de montagne (Gorilla beringei beringei) ont vu leur population augmenter de 25%. Une évolution positive qui peut réjouir les scientifiques craignant l'extinction de l'espèce. Elle est passée de 380 individus en 2003 à 480 en 2011 selon les résultats d'un recensement tenu en début d'année et « financé par divers organismes nationaux et des organisations internationales de protection de la nature ».
Rica Rwigamba, de l'Office rwandais pour le développement (RDB), témoigne dans un communiqué : « (...) nous sommes en train de récolter les fruits de nos efforts quotidiens de conservation dans le massif des Virunga ». La plupart de ces animaux vivent sur ce grand territoire regroupant trois parcs nationaux répartis sur les terres du Rwanda, de l'Ouganda et de la République Démocratique du Congo (RDC).
Enfin, il faut savoir que les gorilles des montagnes représentent « la principale attraction touristique du Rwanda ». Ils génèrent également « d'importantes entrées de devises » pour l'Ouganda dues notamment au tourisme.
Plus d'infos sur le gorille des montagnes !
Lien photo site de Univers Nature
Source : AFP - 07/12/2010 - Kigali (Rwanda)

Un projet de route à deux voies traversant le parc du Serengeti en Tanzanie, ne laisse pas insensible. La route « relierait Musoma sur les rives du lac Victoria, dans le nord de la Tanzanie à Arusha, en traversant sur 50 km le nord du Serengeti, le long de la frontière kényiane » et « Les travaux doivent débuter en 2011 ». Une association panafricaine de défense des animaux a alors déposé plainte devant la Cour de justice d'Afrique de l'Est (Arusha). Le Réseau africain pour la protection des animaux (ANAW), à l'origine de la plainte, souhaite interdire la « construction de cette route bitumée » aux autorités tanzaniennes. Ce projet est « illégal et enfreint plusieurs provisions du traité de la Communauté d'Afrique de l'Est ».
Scientifiques et environnementalistes ne voient pas non plus ce projet d'un bon œil. En effet, selon eux, ce dernier peut menacer ou entraîner la disparition de la « Grande migration », unique au monde par sa taille. Quant à Mike Rainy, scientifique installé au Kenya, il explique les risques encourus : « collision de poids-lourds avec les animaux, introduction dans le parc de maladies animales facilité d'accès et de fuite pour les braconniers ». Il affirme également que « quand cela va arriver, 75% du système (migratoire) va se rétrécir pour finalement s'effondrer. Cela pourrait arriver très prochainement, entre deux et cinq ans ». Des informations qui laissent plus que songeur !
Traité pour l'établissement de la Communauté de l'Afrique de l'Est.
Source AFP - 09/12/2010 - Nairobi (Kenya)

Les habitants d'un village situé dans l'ouest de l'Indonésie ont vu arriver une horde d'éléphants sauvages de Sumatra se ruer vers eux. Obligés de fuir les pachydermes, ils ont découvert un véritable désastre en revenant sur place. Les maisons et les champs étaient détruits. Trois individus appartenant à la horde d'éléphants ont été retrouvés morts. Les villageois ont expliqué que les animaux « avaient probablement ingurgité du poison utilisé pour tuer les cochons sauvages. » Une enquête a donc été ouverte par l'agence de la faune d'Aceh. Abubakar Chek, chef de cette agence, affirme que « les conflits entre les éléphants et les habitants sont de plus en plus fréquents dans cette zone » et ajoute « nous cherchons une solution pour que les éléphants la quitte ». En effet, la déforestation illégale et les plantations de palmiers à huile ou d'acacias réduisent considérablement la zone d'habitat de ces éléphants menacée de disparaître. Ils ne dépassent pas les 3.350 individus, selon le Fonds Mondial pour la Nature (WWF).
Source : AFP - 09/12/2010 - Banda Aceh (Indonésie)

Tout le monde le sait, le tigre du Bengale est une espèce en voie de disparition... depuis 35 ans ! Ce félin, grand et majestueux, perd de plus en plus de poids. Il faut savoir qu'un individu adulte doit peser en moyenne 140 kilos. Actuellement, il affiche un poids de 98 kilos. Différence impressionnante !
Quelles sont les raisons de ce changement morphologique ? Une étude, menée par des responsables de la réserve des Sundarbans, explique que l'animal souffre de stress « dû aux changements environnementaux dans son habitat naturel, les marais, les mangroves et les forêts de ce territoire à la frontière entre l'Inde et le Bangladesh. » Les experts relèvent également l'influence de la montée du niveau de la mer. « Ce facteur réduit le nombre d'étangs d'eau douce où viennent se désaltérer les proies du tigre. »
A noter que le dernier recensement réalisé dans « les Sundarbans en 2001/2002 avait compté 274 tigres dans la partie indienne du parc ».
Lien pour plus d'infos sur le tigre du Bengale
Source : AFP - 09/12/2010 - Calcutta